The adventures of Rodeo-Jim

Rodeo Jim chassant le dragon des îles du sud à bord d’une navette de transport sauvage. Dessin au crayon a papier

Un homme ténébreux dont le hormones sentent le musc de Rhinocéros, un soleil couchant qui se découpe à l’horizon noyé par les bruits déchirés de râlements gutturaux. Chevauchant la croupe puissante d’un navette de transport fraichement capturée, Rodéo-Jim le desperados des espaces farouches regarde vers l’horizon comme si demain n’existait pas. Les muscles tendus comme un string de princesse, le vagabond des grandes plaines cherche une proie, son lasso ondulant sous la brise. Une sueur âcre lui coule le long des tempes lui donnant l’allure d’un gladiateur du désert. Dans ses veines saillantes pulse le flot rageur de la victoire. Dans son palais reviens sans cesse le gout du sang et de l’alcool. Scrutant ainsi le lointain et le soleil couchant en contre jour, Rodeo-Jim à l’air d’un grand fauve au faux air de Brad Pitt.
Tout d’un coup, au loin, dans le crépuscule de la journée moite, Rodeo-Jim à l’œil de Lynx aperçoit la bête monstrueuse qui se tapit lâchement sous la lumière encore vive du soleil. La beste possède un long corps de serpent qui ondule lugubrement dans le ciel serein du Texas et dans sa mâchoire, une rangée de dents affutées comme des poignards n’attendent plus que la chaire innocente de leur prochaine victime.

Ce pimpant serpent volant au sourire étincelant, c’est Romuald, le dragon des îles du sud, qui reviens de chez le laitier avec son petit pot de crème afin d’aller nourrir sa mère grand qui est bien malade la pauvre. Romuald n’a même pas le temps d’être surpris que déjà Rodeo-Jim fond sur lui tel l’aigle sur un aigle situé en contrebas et qui aurais mal parlé sur sa mère.

– YIHAAAAAAAA !

Romuald, que la manœuvre n’avait pas eu le temps d’effrayer par manque de surprise, regarde ce petit homme à l’air gaillard lui foncer dessus comme un policier de la BAC en plein trip. Cette petite créature hurlante serait elle en train de se précipiter avec désarroi vers une mort certaine ? Quelle idée aussi de monter sur le toit d’une bagnole volante sans ceinture quand on ne sait pas voler. N’écoutant que son cœur, Romuald décide de porter son aide à ce malheureux qui semble dans une situation délicate. Bondissant en direction de Rodeo-Jim il étends son rostre afin de le saisir avant que celui-ci ne dévisse.

« Fils de pute » se dit Jim en évitant de justesse le bourre pif que cette saloperie de bestiole s’apprêtait à lui décrocher en pleine gueule. Le monstre laisse échapper un rugissement et Rodéo-Jim sait alors qu’il est entrain de gagner la bataille psychologique. Passant derrière le monstre, il retourne son vaisseau d’un coup d’éperon dont la grâce n’a d’égale que la dextérité et lance son lasso. Le combat qu’il a engagé est un combat sans retour !

Le cœur de Romuald bondit dans sa poitrine. Il à raté l’homme, qui se retrouve à présent en dessous de lui. Paniqué à l’idée d’avoir échoué à préserver une vie si fragile, Romuald laisse échapper un cri. La petite créature se retourne et lui lance un filin pour se raccrocher à lui. Romuald le saisit avec la tête à la vitesse de l’éclair.

« Gotcha Mothafucka ! » Se dit Jim en Anglais. Tirant sur son lasso avec la vivacité d’une mygale bondissante de l’Arizona il étrangle la créature qui se contorsionne dans un râle de douleur. Éperonnant sa monture d’un geste calculé il tourne autour de sa cible pour la saucissonner comme du saucisson. Rodeo-Jim est un homme d’action, pas un homme de métaphores, alors saucissonner comme du saucisson lui convient parfaitement. La bataille fait rage et l’écume lui monte aux lèvres, dans son œil la rage brûle comme un fanion ennemi le jour de la reddition. Malgré le feu qui lui consume les tripes et fait bruler ses poings, la bête résiste, se cabre. Ses muscles puissants roulent sous sa peau épaisse. Jim résiste aux assauts, tire sur la corde, strangule, frappe, bave de rage, hurle ! Le tourbillon de violence qui le lie à la bête l’enivre, l’univers n’existe plus, seul reste l’ennemi vers lequel toute sa haine est tendue, qui le pénètre de sa hargne tenace. Les coups, les chocs, le sang et soudain : le noir.

Des qu’il a saisi le filin, le petit engin sur lequel se trouvait l’humain se met à virevolter en tous sens, entrainant l’homme qui s’agrippe toujours désespérément à la fragile ficelle. Celui-ci tient bon malgré les chocs. La ficelle s’enroule autour de Romuald et l’humain se cogne violemment contre sa peau épaisse à plusieurs reprises. Il a l’air un peu sonné mais continue de s’agripper. On dirait un petit chaton pris dans une pelote de laine. Tout danger est à présent écarté et on dirait que l’humain veut jouer avec Romuald, il continue à lui tourner autour avec sa ficelle en émettant des petits bruits. Au bout d’une heure de ce spectacle adorable, la petite créature s’endort paisiblement contre Romuald. Il ferait un petit animal de compagnie parfait pour ses enfants.

Rodéo-Jim s’éveille dans la tanière de la bête, captif, soumis, réduit en esclavage.

-Trois années se sont écoulées-

Le petit humain s’est enfuit de chez Romuald, ses enfants sont infiniment tristes, surtout le petit dernier qui s’était beaucoup attaché.

Rodeo-Jim a enfin réussi à s’enfuir. La situation n’était pas dégueulasse, le dragon avait de la bonne bouffe et ses gosses étaient chouettes, mais Rodeo-Jim est un fils du vent, un enfant de l’aventure et des étendues sauvages qui ne peut résister à l’appel de son destin.

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